Les va-et vient des brouettes derrière lesquelles des hommes torses nus, des sons de pelles ou des pioches… Une ambiance perticulière au croisement des avenues Kato et Mayenge à Lubumbashi. Ces hommes, gaillards pour la plupart, travaillent pour des fournisseurs du sable concassé, graviers et moellons. Depuis peu, des ateliers de concassage manuel sont autorisés dans la ville cuprifère.
Mutombo Nkulu a une expérience de cinq ans dans cette activité. Père de quatre enfants, il arrive à pourvoir à presque tous les besoins primaires de ces derniers grâce à la marge bénéficiaire de la vente d’un chariot de sable concassé. « Avec 8.500 Francs de bénéfice par chariot vendu, je ne maque pas 6.000 Francs, soit 6,6 $ d’épargne par jour. Et mes gosses vivent », avoue Mr Mutombo.
A Lubumbashi, ces nouveaux lieux de vente du sable, gravier par chariot, constituent des lieux de rendez-vous pour les constructeurs lushois incapables de faire soit des longues distances vers les carrières, soit acheter le gravier concassé par les entreprises de concassage.
James Norbert TSHIPAMA
De la fonction publique à l’art pur : parcours atypique d’un artiste lushois
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